Mon essai de la TESLA Model S

A la suite du salon de Genève 2015, ayant beaucoup discuté avec le personnel TESLA sur leur stand, on m'a proposé d'essayer la TESLA Model S.

Je projette d'acheter, d'ici six mois à un an, une 85D, ou P85D. Cet essai est donc bienvenu et il est donc programmé pour jeudi 26 mars 2015 à Lyon. Peut-être un petit article sur mon blog après?

Voilà, essai réalisé. Nous sommes le vendredi 27 mars.

Une TESLA P85 blanche m'attendait, accompagnée du responsable régional TESLA: Nicolas (oui je préfère l'écrire dans ce sens là). Pour rappel, ce modèle est équipé de la batterie de 85 kWh, il a une puisance de 421 chevaux, c'est une propulsion (un seul moteur sur l'essieu arrière), le 0 à 100 est abattu en 4.4 secondes. Ce véhicule est qui plus est pourvu des principales options (toit panoramique, jantes 21 pouces, pack technologique, ...). Le firmware est en version 6.1.

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Nous (mon père et moi) avons commencé par discuter autour de la voiture - histoire de vérifier que notre officiel TESLA régional connaissait bien son rayon (joke inside ;-) ) - (batterie, technologie, Panasonic, Tesla Gigafactory, Elon Musk, ...) avant de nous installer à l'intérieur: moi au volant bien évidemment, et mon père derrière (ben oui c'est dans l'ordre des choses :-) ) qui a pu constater que la place disponible pour les trois passagers à l'arrière était absolument immense: sans équivalent. Les grands comme moi (> 1.90 m) toucheront peut-être un peu la toiture à l'arrière: il suffira de vous raser les cheveux pour que ça passe :-)

Là, notre accompagnateur TESLA sort sa fablette pour relever des informations concernant mon permis de conduire, et pour me faire signer électroniquement un document. Je vous avoue que je n'ai même pas regardé ce que je signais tellement j'étais obnubilé par cette TESLA, dont j'allais être le maître pour une petite heure. Mais il s'agit en fait de précautions prises par TESLA comme un report d'assurance j'imagine, au cas où il prendrait l'envie à des fous de tester les limites de la voiture et de la fracasser quelque part... Ne rigolez pas, d'après notre accompagnateur, il a eu à faire à plusieurs cas comme ça...

Je m'apprête à démarrer. Je ne suis aucunement dépaysé par l'environnement intérieur de la TESLA. En effet, les électriques sont toutes des boites automatiques (en fait il n'y a pas de boite, parce que pas de vitesses), et je ne conduis que ça, des véhicules à boite automatique d'assez forte puissance: j'adore les allemandes. De plus, possédant déjà une Renault ZOE utilisée dans le cadre des déplacements locaux de toute la famille, je suis déjà familiarisé avec le type de véhicule électrique. La différence, c'est que comme il n'y a pas de tunnel central pour faire passer un arbre de transmission, le levier de vitesse est une manette sur la droite du volant, avec les traditionnels symboles P (park), N (neutral), D (drive) et R (rear).

Ensuite, pendant que notre officiel TESLA me parle, je n'arrête pas de jouer avec ce gigantesque écran de 17 pouces au centre de la console. C'est bien simple, il n'y a plus aucune mollette ou bouton qui soient mécaniques sur la planche de bord (il reste encore les boutons des lève-vitres électriques made in Mercedes mais c'est tout): tout se commande au moyen de cette console de 43 centimètres de diagonale. Là aussi, étant informaticien, c'est très facile et intuitif, aucune explication ne m'est nécessaire; de manière générale, je ne pense pas que tout public ait un souci dans les manipulations de cet écran, tellement c'est intuitif, d'autant plus que nous sommes tous habitués aux écrans tactiles et à ce type d'interface par notre utilisation quotidienne de nos téléphones portables. J'en profite d'ailleurs pour lui mettre mon blog dans le browser en bas d'écran, qu'il puisse vérifier de lui-même que je suis un fervent partisan de TESLA... Bon bref, on s'en moque :-)

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Concernant la qualité de finition, moi qui roule depuis toujours sur de l'allemand, je vous affirme qu'elle n'a vraiment pas grand chose à envier au standard germanique: à la fois sobre et racé.

Avant de démarrer, je constate que la batterie est chargée à un tout petit peu plus que la moitiée, et il y a 222 km d'autonomie au compteur, en mode typique. Qu'est ce que ce mode typique? Vous pouvez demander à la console d'afficher l'autonomie restante selon le cycle NEDC, ou alors selon le mode typique, qui lui, colle beaucoup plus à la réalité. Je ne saurais trop vous conseiller de toujours rester, par conséquent, sur le mode typique.

Commence alors mon petit tour à bord de cette magnifique TESLA. Je fais 5 mètres et paf! Un premier feu rouge! Je relativise, intérieurement, car il s'agit là de sortir du parking.

40 minutes de conduite dans la circulation de Lyon, entre 16h15 et 16h50. Traditionnellement une plage horaire qui commence à être chargée... On emprunte des routes qui sont au maximum limitées à 90, parsemées de quelques radars de ci de là. J'y fais particulièrement attention (pour une fois), car le simple fait de ne serait-ce que chatouiller l'accélérateur nous rappelle qu'il y a une énorme cavalerie de chevaux électriques prête à charger à la moindre minuscule toute petite sollicitation. Tout cela dans un silence royal. Je ne sais pas... on dirait un ovni de la route: on a la sensation de léviter au-dessus de la route, comme si on était dans une soucoupe volante qui se déplacerait en MHD (magnéto-hydro-dynamique). Je connaissais pourtant cette sensation à bord de ma Renault ZOE, mais là, elle est encore décuplée à bord de cette Tesla!

Ce qui est bluffant finalement, c'est que cette voiture se conduit littéralement avec une seule pédale. J'ai utilisé le frein une fois au début de mon petit périple, et là aussi, l'effleurer du bout du pied produit un gros effet de freinage. En fait, en anticipant ne serait-ce qu'un tout petit peu, il est suffisant de lever le pied de l'accélérateur, et le frein moteur prend le relais pour recharger la batterie. Ce frein moteur est assez fort, bien plus que sur la Renault ZOE, mais il est configurable, au contraire de cette dernière.

Je passe sur le fait que beaucoup de monde, les passants, les autres conducteurs dans leurs voitures thermiques archaïques, tout ce qui est humain (et aussi ce qui ne l'est pas!) à proximité de notre passage détourne le regard avec envie sur ma TESLA (oui c'est la mienne pour une heure... rappelez-vous...) et n'arrivent plus à regarder autre chose. Il faut à ce titre faire très attention aux autres conducteurs, qui ont tendance à essayer de nous rattraper, de nous coller, de se mettre sur la voie d'à côté, de ralentir avec nous même, pour que leur rêve de pouvoir presque la toucher du doigt dure quelques secondes de plus. Cela peut devenir un peu dangeureux dans le trafic lyonnais. Cette TESLA fait décidément tourner les têtes et chavirer les coeurs! Cela ne fait que confirmer que TESLA est une marque très connue de tous, et très appréciée, bien ancrée dans le paysage automobile. Nul doute que le jour où Elon Musk décidera de sortir la Model 3, qui sera accessible au grand public, il connaitra un grand succès, sans doute beaucoup plus grand que celui de sa soeur la Model S.

Mais, malheureusement, le temps passe... Et il va me falloir sortir de cet état de grâce... Nous sommes déjà de retour sur le parking de départ? Mince... mais je n'ai rien vu!

Un petit bilan en jettant un oeil au tableau de bord: j'ai commencé avec 222 km d'autonomie, et j'ai terminé à 211 km.

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Notre officiel TESLA me fait remarquer que j'ai une conduite très douce (merci :-) ) au contraire sans doute de beaucoup d'autres "testeurs" qui ont dû s'en donner à coeur joie au volant, et me demande ce que je pense de cet essai. Sachant que mon autre objectif était de décrire mon expérience de conduite de cette TESLA sur mon blog, je suis resté peu expressif mais je peux vous dire que je n'en pensais pas moins. Et là, bien que je n'ai pas été en mesure de rouler à plus de 75 km/h, bien que je n'ai pu chatouiller un peu plus l'accélérateur, un seul mot me vient à l'esprit pour qualifier ce véhicule, cet ordinateur, ce bureau sur roues venu du futur: JOUISSIF!

Cette TESLA Model S fait passer tous les autres véhicules pour des animaux tout droit sortis de la préhistoire, elle leur montre qu'ils ne sont plus du tout adaptés à leur temps et qu'ils vont de toute manière devoir disparaitre.

Je savais déjà que j'allais en acheter une prochainement. Je suis plus que conforté dans cette décision maintenant.

Je crois qu'Elon Musk, ingénieur de son état, passionné, par les nouvelles technologies, par l'espace, par l'environnement, et par tant d'autres choses, s'est vraiment donné corps et âme pour mener à bien ce projet, en passant même relativement très très proche de la faillite personnelle. En l'état actuel des choses, c'est une réussite incontestable. Il prouve qu'une voiture électrique est tout simplement la seule et unique alternative à l'automobile "classique" pour l'avenir, un avenir bien plus proche que d'aucun pourrait le penser. Ce n'est pas moi qui vais le contredire. Et pour ne rien gâcher, cette voiture qu'est la TESLA écrase toute la concurrence des voitures thermiques pour le tarif auquel elle est proposée, et pour les performances offertes. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il n'y en a pas, de concurrence. En cet aspect, elle n'est vraiment pas chère du tout, considérant le plaisir incommensurable qu'elle procure à son conducteur ainsi qu'à ses passagers.

Un homme qui croit en ses rêves est un homme que l'on arrête pas, peu importe les embûches qui parsèment son chemin.

Ah un dernier point. Si vous souhaitez configurer votre Tesla en vue d'un achat, ou juste pour rêver, c'est ici.

 

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